Réemploi, réparation, réutilisation

réemploi, réparation, réutilisation


Contexte en Martinique 

La quantité d’encombrants, apportés en déchèterie ou collectés au bord des routes représente en 2016, 127 kg/hab. Il n’existe actuellement que très peu de filières de recyclage en Martinique pour ces déchets. Ceux collectés en bord de route sont enfouis. Les autres, apportés en déchèterie, sont triés puis certains composants comme le métal, ou les déchets d’équipements électriques et électroniques sont exportés pour recyclage. Une étude réalisée en 2016 par Cap Nord (PDF - 3.07 Mo) , accompagnée par l’ADEME, montre que près de 75% des objets jetés pourrait être réutilisés en l’état ou après réparation. En extrapolant cette étude à l’ensemble du territoire, c’est un gisement de plus de 4000 tonnes qui est disponible. 

Dans notre poubelle d’ordures ménagères, on trouve aussi des textiles qui auraient pu être réutilisés. Dans notre poubelle de tri, des emballages qui pourraient avoir une seconde vie si des systèmes de consigne existaient. 

Il s’agit d’un véritable levier pour limiter la quantité de déchets enfouis en Martinique, développer de nouvelles activités économiques et aussi faire de la réinsertion : L’économie sociale et solidaire étant très présente dans le domaine de la réparation, du réemploi et de la réutilisation. 

La réparation permet de prolonger la durée de vie des produits. Le premier Repair café de Martinique s’est implanté au Lamentin (Plus d’info sur la page Facebook d’EcoMobil), géré par l’association Éco-Mobile. Il propose des ateliers d’auto-réparation assistés, et des ateliers itinérants dans les communes. 

Un animateur, basé à l’association et financé par le PTMD, est actuellement chargé de valoriser le métier de réparateur, améliorer l’information sur la réparation, développer de nouveaux modes de collecte pour valorisation et lancer une réflexion sur les pièces détachées d’occasion. 
Contact : M.MAREL

Donner une seconde vie aux objets dont on veut se séparer, c’est possible en Martinique. Plusieurs acteurs y travaillent en partenariat avec le PTMD : 

  • Le Foyer de l’Esperance sur la réparation de meubles usagés
  • L’ACISE qui a ouvert la première ressourcerie de Martinique à Case-Pilote. 

Borne acise ZOOM sur la filière textiles-linges-chaussures (TLC). Depuis 2013, l’ACISE a créé la « boutik foyal (PDF - 399.24 Ko) » qui collecte et revend à bas prix principalement des vêtements mais aussi meubles et objets.  En 2015 et 2016, avec le soutien du PTMD, 80 bornes d’apport volontaire ont été implantées en Martinique, permettant la collecte de 1000 tonnes de TLC en 2016 (soit près de 40% du gisement qui était jeté par le passé). Ces textiles sont revendus dans les boutiks foyal (pour la « crème »), ou exportés pour tri dans l’Hexagone puis recyclage dans divers pays. 



Objectif et missions  

La Collectivité Territoriale de Martinique et l’ADEME accompagnent les porteurs de projets dans le cadre du Programme Territorial de Maitrise des Déchets (PTMD) sur : 

  • La réalisation d’études de faisabilité préalables à des investissements (ressourcerie, mise en place de consigne notamment) ;
  • Les investissements en matériel ;
  • L’animation, la formation et la communication.

Quelques documents de référence