ADEME Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie

L'ADEME en Martinique

Transports

Action régionale

Bilan de l’exposition « Bougez vert : un développement durable des transports ? »

Au regard de la forte dépendance de la Martinique à la voiture particulière, Madininair a souhaité présenter en Martinique une exposition sur la thématique des transports intitulée « Bougez vert, un développement durable des transports ? ».

Avec le soutien de l’ADEME, cette exposition qui s’est déroulée du 1er juillet au 20 août 2013 au CDST à Saint-Pierre a accueilli 4 150 visiteurs.

Les objectifs de cette opération étaient de :

  • sensibiliser le grand public à la problématique des transports ;
  • sensibiliser à l’impact des transports sur la qualité de l’air et la qualité de vie (pollution atmosphérique, émissions de gaz à effets de serre, embouteillages, bruit, stress…) ;
  • informer sur toutes les énergies utilisées et utilisables dans les transports ;
  • présenter des solutions pour concilier transport et préservation de l’environnement et pour réaliser des économies d’énergie ;
  • présenter des solutions applicables par chacun pour un développement durable des transports ;
  • inciter à un changement de comportement en matière de transport.

2007 - Plan Climat Énergie Martinique (PCEM)

Dans le cadre de l’élaboration du plan climat Énergie Martinique par l’ADEME en 2007, de nombreux acteurs locaux, accompagnés par un bureau d’études expérimenté, ont participé à des ateliers d’échanges afin de définir un plan d’actions précis pour l’optimisation des transports sur le territoire martiniquais.
Les principales actions issues de cette réflexion commune sont listées ci-dessous :

  • Action1 : Optimisation du transport de granulas (dont voie maritime)
  • Action 2 : Formation écoconduite transporteurs routiers
  • Action 3 : Développement de centre logistique urbain pour les marchandises en ville
  • Action 4 : Définition d’une typologie locale de véhicules respectueux de l’environnement – avantages associés (fiscalité locale, accès)
  • Action 5 : Mise en place systématique de Plan Déplacements Entreprise (PDE) avec objectif chiffré
  • Action 6 : Mise en place d’une plateforme d’information multimodale et de covoiturage
  • Action 7 : Mise en place d’un remboursement (partiel ?) des frais de transport collectif des salariés et étudiants
  • Action 8 : Mise en place d’un observatoire des déplacements – suivi du parc de véhicules
  • Action 9 : Réalisation d’un PDU volontaire
  • Action 10 : Projet structurant : Extension du TCSP – Nouvelle ligne Sud – Renforcement réseaux Bus
  • Action 11 : Assistance plan modes doux (piste cyclable/carapatte)
  • Action 12 : Programme d’autopartage avec gestionnaire parking
  • Action 13 : Mise en place de navettes maritimes voyageurs sur les principales O/D

Plan de déplacements Entreprise

Participation de l’ADEME Martinique et du FEDER à la mise en place du premier Plan de déplacements Administration de la CACEM.

2012 : Plan de Déplacements Inter-Entreprises (PDIE) de la Zone d’Activités Étang Z’abricot

Le secteur des transports routiers en Martinique représente un enjeu essentiel en matière de maîtrise des consommations d'énergie et des émissions de gaz à effet de serre car il contribue pour près de 47% à la dépense énergétique régionale et représente environ 35% des émissions de gaz à effet de serre (CO2).
C’est dans ce contexte que l’ADEME Martinique souhaite développer les démarches de Plans de Déplacements Inter-Entreprises (PDIE) ou « Plans de mobilité » dans les zones d’activités. Ces démarches viseront à aborder de manière globale et intégrée la problématique des déplacements des entreprises, avec pour objectif de rationaliser les déplacements des usagers et de développer des modes plus respectueux de l’environnement.
Après contact avec plusieurs entreprises, il a semblé opportun de démarrer une démarche dans la zone d’activités de l’Etang Z’Abricot qui présente des difficultés d’accessibilité significatives (parkings saturés, embouteillages à la sortie de la zone, entrée-sortie unique...).
Un pré-diagnostic a été réalisé pour vérifier la pertinence de la mise en œuvre de cette démarche et la volonté de participation des établissements et des partenaires.
11 établissements se sont portés volontaires pour des entretiens individualisés : les services des DOUANES, le SMEM, l’ARS, la pépinière d’entreprises CHRYSALIA, la société DATEX, la CGSS, la DRSM, ORANGE, SOPHARMA, le CNFPT et le CISM.
6 partenaires potentiels ont été consultés : CACEM, CFTU (réseau de bus urbain MOZAIC), Conseil Régional, Conseil Général, SEMAFF, CCIM.
Par son envergure, le Plan de Déplacements Inter-Entreprises (PDIE) de la zone Etang Z’Abricot sera une première au plan régional.
Le projet vise une amélioration des conditions de déplacement des salariés, tant dans leurs déplacements domicile-travail, que de ceux effectués aux heures du déjeuner ou bien encore lors de leurs déplacements professionnels.

Ainsi à travers ce projet, des travaux pourront être réalisés et nécessiteront le pilotage direct des différents établissements en concertation avec les partenaires :

  • Réaliser un état des lieux,
  • Établir un diagnostic prospectif et définir des enjeux,
  • Élaborer le projet de Plan d’Actions,
  • Construire les conditions de la pérennisation des mesures du PDIE

Le pré-diagnostic réalisé par le bureau d’études MHC Conseil du 9 au 16 février 2012, financé par l’ADEME a été l’étape préalable et indispensable pour prendre connaissance de l’environnement de la zone d’activités et confirmer l’intérêt de lancer la future démarche PDIE.
Pour garantir le succès de la démarche qui sera menée dans chacun des établissements, l’ADEME a proposé aux établissements et aux partenaires lors des réunions de restitution qui se sont tenues les 24 et 26 avril 2012 de confirmer leur participation au futur projet de PDIE qui permettra :

  • D'améliorer l’accessibilité et la sécurité des déplacements des salariés et des visiteurs sur la zone d’activités,
  • De favoriser l'utilisation, par les salariés, des modes alternatifs à la voiture particulière notamment des transports collectifs et des modes doux,
  • De renforcer l’attractivité et le dynamisme de la Zone d’Etang Z’Abricot, grâce à un accroissement de la qualité de vie.

Suite à la réunion du mardi 24 avril 2012, une démonstration de vélo à assistance électrique a été organisée par l’association ECOMOBIL sur le parking de l’ADEME.
Le vélo à assistance électrique (VAE) est un vélo équipé d'un moteur électrique auxiliaire et d'une batterie rechargeable qui envoie l’énergie au moteur pour amplifier le mouvement du pédalier. L’utilisation de ce type de vélo pourrait être envisagée dans certaines zones d’activités après un travail de sécurisation des voies.


Jean-Philippe MAREL de l’association ECOMOBIL

Test du VAE

Gestion de la batterie

Transport de marchandises

Transport de voyageurs

Écoconduite

Définition

L’éco-conduite est une démarche individuelle dont la finalité est d’amener ses pratiquants à rouler mieux (et non pas forcément à rouler « moins vite »). Plus clairement, il s’agit d’examiner (quitte à les exclure si elles ne sont pas adaptées) toutes les alternatives au véhicule individuel motorisé qui permettraient de satisfaire le besoin de mobilité, avant (si nécessaire, et seulement si nécessaire) de s’intéresser plus en détails à la technique de conduite et aux astuces permettant de réduire l’impact environnemental (bruit, consommation, CO2, polluants) du trajet en véhicule individuel à moteur.
Cette approche de la mobilité est déjà largement pratiquée dans de nombreux pays d’Europe, dont certains l’ont intégrée dès l’enseignement de la conduite : examens théorique et pratiques (Scandinavie, Pays Bas, Suisse, Autriche, …).

Cibles

Toute utilisation d’un véhicule à moteur peut faire l’objet d’une analyse d’éco conduite : voitures particulières, 2 roues motorisés, transports collectifs, véhicules de chantier, trains, bennes à ordures,… Il s’agit à chaque fois d’optimiser l’usage du véhicule, tout en soulignant l’effet de mauvaises habitudes ou idées reçues qui, avec l’évolution techniques des motorisations, n’ont plus la pertinence qu’elles ont pu avoir par le passé.

Gains apportés

Il est couramment estimé qu’un conducteur de véhicule particulier a un potentiel moyen de réduction de sa consommation de l’ordre de 7 à 10% en usage moyen. Certains usages plus spécifiques ou plus contraints bénéficient également de l’éco-conduite (par exemple, 5% sur la consommation des facteurs de La Poste en distribution de courrier, ou 9% pour les conducteurs de trains ICE de la Deutsche Bahn).

De plus, les formations à l’éco-conduite induisent systématiquement une réduction sensible de la sinistralité (risque routier) dans des proportions supérieures au gain de consommation, grâce à la pratique active de l’anticipation que l’éco conduite met en œuvre.

Enfin, il apparaît que l’éco-conduite en elle-même ne remet pas en cause les temps de trajet, les vitesses moyennes relevées étant au moins maintenues (on ne perd pas de temps, on l’utilise mieux). Ceci a été démontré sur les services soumis à des horaires (autocars, bus, trains) qui ont obtenus des gains de consommation énergétique tout en maintenant la ponctualité de leurs services. Ceci a pour conséquence que les gains apportés par l’éco-conduite sont cumulables avec le potentiel de réduction de consommation induit par une réduction des vitesses pratiquées.

Où / Comment se former

Une offre de formation large a émergé, compte tenu de la demande croissante.

Il n’existe pas à ce jour, en France, de labellisation partagée sur ce type de formation : attention à rester critique dans la sélection d’un prestataire de formation.

Il convient au moins que la formation comporte :

  • un volet théorique exposant les enjeux et la démarche dans sa globalité (amenant à s’interroger sur l’identification des besoins de mobilité individuelle, sur les différents moyens permettant de satisfaire ces besoins, sur les critères de choix d’un véhicule s’il est individuel, sur la dynamique de ce véhicule dans le trafic et sur les techniques de conduite permettant d’obtenir cette dynamique),
  • un volet pratique sur véhicule instrumenté, permettant une confrontation réelle et concrète aux changements de comportement et à leurs conséquences.

Idéalement, un suivi dans le temps de la performance réalisée est à mettre en place, car les gains initiaux ne sont pas acquis définitivement et les mauvaises habitudes reprennent facilement le pas après quelques mois.

Critères pour opération exemplaire Éco-conduite

  • Faire un état des lieux de l'utilisation des véhicules AVANT formation, (consommation mais éventuellement aussi maintenance et sinistralité). Pour cela il peut être nécessaire d'introduire et mettre en place un dispositif de suivi des consommations (déclaratif ? suivi par le gestionnaire de flotte ? cartes carburant ? instrumentation des véhicules ? à adapter selon acteurs)
  • Même si le jour de la formation un gain (parfois spectaculaire) peut être affiché, il convient de maintenir le suivi de consommation du parc, car les gains "dans la vie réelle" sont rarement aussi marqués que ceux du jour de la formation (avec accompagnement du formateur et "envie de bien faire" qui se dilue ensuite dans le quotidien)
  • Mise en place d'une animation (selon la structure et l'organigramme de fonctionnement de l'entité) pour que les résultats soient diffusés, valorisés, voire encouragés avec un challenge ou d'autres incitations. La mise en place d'une animation managériale est un levier très efficace pour faire durer les bonnes pratiques. Le bénéfice sur la sinistralité et la maintenance doit être surveillés sur le long terme (12 mois ou plus).

Pour la mise en place, ne pas hésiter aussi à communiquer sur les apports personnels que cela peut avoir dans le cadre privé des stagiaires (si ils sont formés par leur employeur sur des véhicules professionnels, leurs compétences d'éco conducteur seront applicables et bénéfiques également sur leurs véhicules personnels dans leurs déplacements privés).

Guide de la POSTE / ADEME

Le guide de la Poste / ADEME comporte 5 fiches méthodologiques pour la mise en place de l’action en entreprise. 

Aides financières

Covoiturage

Un groupe d’actions expérimentales sur le thème de la mobilité durable a vu le jour en avril 2012 sous le nom de Mob’innov972.

Le thème du covoiturage a été abordé lors de la première séance de travail du 26 avril 2012.

Pôle Mer : Navire du futur

Participation de l’ADEME Martinique et du FEDER à l’étude de faisabilité du premier de cargo voile écologique destiné au cabotage inter-île.

Financement de l’hydrogénérateur du voilier du club du Marin pour la Transquadra 2012

Deux skippers Martiniquais, Albert LAPIQUONNE et Gaston TALBA, ont participé à la course TRANSQUADRA 2011-2012 (7ième édition) qui a rejoint MADERE à la MARTINIQUE en février 2012.

La Transquadra est une course atlantique en solitaire ou en double, réservée aux hommes et aux femmes de plus de 40 ans, sur des bateaux de série et qui a lieu tous les trois ans et se déroule en deux étapes : Le Golfe de Gascogne en juillet 2011 (Saint Nazaire / Madère) et l’océan atlantique en hiver 2012 (Porto Santo – Le MARIN).
Cette course est aujourd’hui la plus importante transatlantique en France en nombre de participants (108 en 2008).

Compte tenu de la multiplication des équipements électriques et électroniques à bord des voiliers et des préoccupations environnementales, le club du Marin a sollicité une aide financière de l’ADEME pour l’acquisition d’un hydrogénérateur qui permet :

  • d’acquérir une autonomie énergétique
  • de communiquer en direction des plaisanciers, des loueurs et propriétaires de bateaux pour les inciter à contribuer au respect de l’environnement
  • d’apporter plus de liberté, de confort et de sécurité aux plaisanciers

Issus de la recherche en course au large et développés industriellement, les hydro générateurs Watt&Sea sont des dispositifs immergés innovants, utilisant seulement le flux de l’eau pour générer jusqu’à 100% des besoins électriques d’un voilier.
Conçu avec un rendement optimal et une trainée minimale, leur efficacité surpasserait celle des éoliennes et des panneaux solaires. Leur rendement permet de naviguer en énergie positive et de recharger les batteries.

Le modèle Watt&Sea est un modèle léger, compact et facile à installer. Il ne nécessite aucune maintenance. Il utilise la vitesse du voilier pour faire tourner une hélice immergée qui produit de l’électricité. Les premiers ampères sont générés à partir de 3 nœuds. Il est livré avec convertisseur et régulateur de puissance.
Puissance : 120W à 5noeuds (10A – 12V ; 5A 24V) et 500W à 8 nœuds (40A – 12V ; 20A 24V).

Pendant la course, les performances de l’hydrogénérateur ont été évaluées et ont répondu aux attentes des skippers.

Après la course, l’hydrogénérateur a été démonté du voilier et est utilisé dans un but pédagogique (voilier école, promotion auprès des professionnels).