ADEME Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie

L'ADEME en Martinique

Bruit

Contexte régional

Le bruit est considéré par la population française comme la première nuisance au domicile, dont les transports seraient la source principale (80 %). Au-delà de la gêne ressentie, le stress engendré par le bruit induit des effets sur les attitudes et le comportement social, ainsi que sur les performances intellectuelles. L’exposition au bruit, bien que difficile à évaluer du fait des effets de cumul (travail, loisirs, transports, domicile), engendre des désordres physiologiques mesurables. Si l’impact des niveaux sonores élevés (supérieurs à 85 dBA) sur l’organe de l’audition n’est plus à démontrer, il s’avère que des expositions à niveau plus faible, et notamment nocturne, ont des répercussions sur la qualité du sommeil. Ces perturbations entraînent non seulement fatigue, somnolence, perte de vigilance,…mais concourent à une élévation du niveau de risque de pathologies cardiovasculaires, ainsi qu’à une possible modification du niveau de défense immunitaire. L’impact de la gêne due au bruit, par ses conséquences sur la santé des individus exposés, permet de considérer cet élément de notre environnement comme un déterminant de santé, bien au-delà d’un simple critère de qualité de vie.

Un point noir du bruit (PNB) est un bâtiment sensible localisé dans une zone de bruit critique dont les niveaux sonores en façade sont supérieurs à 70 dB(A) le jour ou 65dB(A) la nuit pour la route. Une zone de bruit critique est une zone urbanisée comprenant des bâtiments sensibles dont les indicateurs de gêne en façades dépassent l'une des valeurs données ci-dessus. Les zones de bruit critiques sont particulièrement alarmantes car elles juxtaposent des infrastructures de transports terrestres bruyantes et des bâtiments d'habitation, des établissements d'enseignement, de soins, de santé ou d'action sociale, répondant à des critères d'antériorité.

La directive sur le bruit ambiant prévoit la mise en place de cartes de bruit puis de plan d’actions autour des zones bruyantes : agglomérations, infrastructures de transports terrestres et aériens.
La carte de bruit est un puissant outil de planification des actions et de management de l’environnement sonore.

Objectifs :

  • Évaluation de l’exposition au bruit des populations, basée sur des méthodes communes aux pays européens
  • Information des populations sur le niveau d’exposition et les effets de bruit sur la santé
  • Mise en œuvre de politique visant à réduire le niveau d’exposition et à préserver des zones de calme

Champ d’application :

Elle s’applique au bruit ambiant perçu par les individus chez eux et à proximité de leur habitation. Cela concerne les sources de bruit dues aux activités humaines à l’extérieur et ce qui est perçu dans le milieu ambiant. Sont exclus le bruit causé par la personne exposée elle-même, le bruit causé par les voisins, le bruit sur les lieux de travail, le bruit à l’intérieur des moyens de transport ainsi que le bruit des activités militaires dans les zones militaires.
Des cartes de bruit stratégiques au niveau des agglomérations de plus de 100 000 habitants et des routes principales, doivent être réalisées avant 2012 pour une mise en œuvre d’un plan d’action adapté avant fin 2013.
Le réexamen de chaque cartographie stratégique et de chaque plan d’action est prévu tous les 5 ans.